L’histoire de Clara
- mamadanielle
- 23 aug 2025
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Mère et fille victimes d’un système de (in)justice

Suite à une dépression post-partum, j’ai confié ma fille à la famille du père. Je suis une maman victime d’aliénation, puis de rapt parental, sans raison, par la justice belge.
Après 13 ans de lutte, j’ai obtenu progressivement mes droits de visite jusqu’à un tiers de garde. Sans ce combat, je serais restée une étrangère dans la vie de ma fille. Pourtant, malgré ces années de lutte, j’ai toujours l’impression que mon combat pour voir ma fille est ignoré.
Le poids des autres
Dans les échanges, la famille du père devenue famille d'accueil malgré un retour chez moi accepté progressivement a pris beaucoup de place. Leur discours, fluide et bien construit, a fini par peser davantage que ma parole de mère. Peu à peu, il semble que la déléguée se soit laissée guider par cette version… et le lien avec ma fille a été presque rompu.
Les visites réduites
Fin 2024, sans contradictoire ni convocation, j’ai appris par mail que je n’avais plus la garde de ma fille. Quelques mois auparavant, je me suis fait traiter de manipulatrice, en audience, devant ma fille. Le tribunal ne comprend pas que ce n’est pas moi qui effraie ma fille. Je soupçonne une preuve décontextualisée, non présentée. Je ne fais pas appel immédiatement, pensant que je verrai ma fille pendant les vacances. Erreur.
Au milieu de l'année 2024, après un rendez-vous au SPJ que j’avais moi-même demandé en toute proactivité, on me promet que la déléguée me donnera accès au contradictoire un mois avant les audiences.
J’apprends seulement fin 2024 que je ne verrai ma fille que quatre jours par an… Ensuite, je fais appel et le tribunal réduit mes visites à deux jours par an, prétendant que ma fille tremble en me voyant. (Ce qui est faux, car nous nous sommes pris dans les bras et je lui ai dit : « quoiqu’il arrive, je t’aime ».)
Après cet appel, je reçois des menaces de déchéance de mes droits parentaux si je faisais appel à la Cour de cassation ou au droit de l’homme. Le motif invoqué : je « n’écouterais pas » ma fille, alors que je demandais simplement que l’avis de l’expert — un travail du lien mère-fille — soit suivi.
L’injustice subie
Il semble que la déléguée, avec ses rapports incessamment négatifs, quoi que je mette en place, ainsi que l’avocat de l’enfant — que j’ai entendu parler à ma fille avant l’audience — lui ait fait croire que j’étais une mère « toxique » et manipulatrice, et qu’il fallait se couper de moi.
Leur opinion est peut être basée, selon ma théorie, sur cette fausse preuve décontextualisée (une dispute avec ma mère, hors de sa présence), pour conclure que j’étais manipulatrice et toxique, en dépit d’un test clinique officiel et des avis de mes propres psychologues.
Ou en tout cas, la mention " je n'écoute pas ma fille" est absurde, puisque je demande qu'on suive l'expert qui préconise une thérapie mere- fille.
Aujourd'hui
Aujourd’hui, il ne me reste que quelques jours de visite par an. Nous vivons de beaux moments ensemble, mais il n’y a plus d’hébergement et rien ne m’est expliqué.
En pleine audience mi année 2024, j’avais donc découvert que ma fille n’allait pas bien, alors même que la déléguée nous avait affirmé le contraire.
On m’a accusée d’être instable parce que j’ai pleuré en l’apprenant, sans explication préalable. Tout m’a été imputé, même des éléments de ma vie familiale qui ne concernaient pas ma fille.
Quand j’ose en parler, on me considère instable. Au lieu d’être aidée de façon bienveillante, je suis condamnée et on estime toujours que je fais trop ou trop peu. Je n’ai pas le choix, sinon je perds mes droits parentaux.
Tout cela sans preuve. Mes psychologues répètent que je suis stable, simplement épuisée et stressée par ce procès qui dure depuis 14 ans. Ce moment de faiblesse est un craquage isolé, hors présence de ma fille, causé par l’injustice répétée et l’épuisement, mais il n’a jamais remis en cause l’amour que j’ai pour elle ni la stabilité de notre lien.
J’ai même demandé des médiations pour que cette guerre cesse. Mais on ne m’écoute pas. Ma fille n’avait jamais demandé à ne plus me voir.
Ce que je suis
Rien n’est fait pour nous, et ils sont en train de laisser la famille d’accueil me voler entièrement la garde en me pathologisant.
Je suis une mère stable.
Je ne suis pas parfaite, mais je suis aimante, loyale et constante.
Chaque décision que je prends est guidée par l’amour pour ma fille et la volonté de protéger notre lien, malgré la fatigue, le stress et l’injustice.
Clara




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